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Publié le 23 Juin 2015

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Dim 21 Juin 2015

Parcours découverte 18Km / 1200D+ / 332 partants

Thibaut : 2h34'30" / 161 ème
Ci-dessous le récit de Thibaut "le nouveau" :

L'entrainement fut court au préalable (1 mois), mais c'est les 3 dernières semaines "turbo" qui ont comptées !

Entre la nourriture (viande blanche et rouge, poisson, œufs, riz , pâtes j'en passe... et de l'eau, de l'eau de l'eau !!!)

J-2 repérage du tracé, le début est bien comme indiqué => 1,5 km après le départ le parcours attaque un mur en zig zag de 6 km sur 1200 m D+ ... ouille !! mais bon je connais bien cette région pour y avoir passé une partie de mon enfance donc c'est voulu quelque part ! Mais pas plus de stress que ça, je ne réalise pas encore. Je me munis de "manche de contention" pour pour mes genoux sur place, un ami me les conseille. Du coup pour tester le produit je pars courir pendant 1/2 h tranquille "en fond ". Les manches sont parfaites, elles feront parties de l’équipement du départ ! (sans compter la sporténine).

D-day : après 2 jours monastiques (et un dernier coup de fil au maître Daniel L la veille), le réveil sonne à 6h pour un départ à 9H30. La tête dans le brouillard, je m’attable devant un plat de pattes avec une escalope de dinde, encore de l'eau et bien sûr une compote => en gros le même repas que la veille au soir grrrr .... Passage à l'habillage et là dilemme ! en regardant le temps => ciel couvert petite pluie courte et surtout 8°C à 8h !!

Du coup mon super débardeur Salomon de chez ES acheté pour ça me laisse perplexe ... Puis décision, j'enfile mon haut rouge à manche courte du CLES, quitte à mourir sur un tracé, autant le faire aux couleurs de sa patrie ahah !!

8h45 sur place, dossard épinglé, tous les coureurs sont fringués "comme moi" donc je me dis que le haut n'était pas un mauvais choix. Je réalise que mon stress était lié à ma tenue (porter les bons équipements, la peur du manque, de la gêne etc...) plutôt que la course elle-même .. au final dans les dernières minutes dans la foule sur la ligne de départ, je réalise que je ne stresse toujours pas et je prends ça comme un "gros entrainement" ... La météo ne bouge plus, le ciel reste couvert, la température augmente, les conditions semblent parfaites.

Banzaï le départ est donné, 1,5 km plus loin en avant le mur, et là me voilà au pas rapide, impossible de courir car trop dur , tout le monde marche de toute façon, c'est le troupeau, le sentier étant étroit il est guère possible de doubler sur les 2 premiers Kms. Je n'avais pas de bâtons, les heureux possesseurs les utilisent (parfois trop maladroitement => attention aux coups dans la figure !). Ma respiration augmente de plus en plus et mais je parviens à me caler à un régime de croisière constant (je m'en étonne). Mes mollets commencent à me faire très mal et là je compense avec la pointe des pieds, je ne ralenti pas, certains me doublent, j'en double d'autres tranquillement sans folie, une seule pensée => régularité. Un coup d'eau, un coup de Gel pour booster (merci Daniel L !!), et un peu de sporténine , tout se passe bien, pas de manque, pas de soucis de digestion, juste un peu chaud et la respiration à contrôler en même temps que les muscles.

Le tracé s’élargit , chemin toujours en zig zag, toujours le même dénivelé parfois plus souple, parfois plus fort, la forêt est magique, le cadre est à couper le souffle (non faut pas !!!! ), je double toujours gentiment ceux qui vont moins vite => drôle de jeu ou il faut faire du slalom sans gêner et sans se gêner où se faire mal (attention aux racines et creux de m...de !!). Mon pas reste constant et vive la boue ... Mais c'est prenant, le groupe humain que nous sommes créé une sorte de synergie entrainante, mêlant douleur, gestion, mental, bonne humeur, les visages sont marqués mais un seul objectif => finir cette montée !!!!

Miracle, la prairie du haut de la montagne se découvre sous nos yeux, on arrive presque au bout du dénivelé !! Plein de bénévoles et marcheurs sur le parcours nous encouragent sans relâche, c'est top ! On passe devant des chalets d'alpages et hop un plat qui appelle une descente => en avant la course, pas d’arrêt Dur de doubler un gars qui me bloque mais finalement il me montre ou sont les dangers de la pente dans ses chutes (oh le sadique !!!) La pente était plus dure qu'il n'y paraissait (prudence est mère de sureté !) 2 kms plus tard premier RAVITO !!!!! Un verre d'eau et c'est reparti pas plus de 30 secondes (qu'est-ce qu'il m'arrive ?? et le pastis ??).

Miracle 2 j'ai du souffle, mon mal a disparu, une descente de 1200 m D - s'annonce et là le cerveau commande la vitesse (j'ai peur en descente car j'ai peu d'habitude), hop de la sporténine et un coup d'eau et feu ! On passe dans un champ magnifique pour se faire ensuite aspirer dans la forêt, rebelote petite montée (et m..de !!), au pas puis ça y est, la descente (la vraie). Des petits chemins se succèdent, composés de racines ou cailloux, très boueux (attention aux glissades), on passe dans des singles, puis de nouveau de beaux chemins forestiers => la vitesse me gagne et je m'y fait ... et même m'y plaît. J'adapte ma respiration, il me reste à trouver le meilleur pas pour bien avancer => une idée me vient alors : reproduire le style de Franck (sautillant et gazouillant comme l'antilope !) et ça marche plutôt bientôt bien, je ne m'arrête plus (sans doute la frustration de la montée au pas avant !!). Plus on arrive dans un petit hameau magnifique, le pied de la montagne n'est plus très loin, j’attaque alors le dernier single mêlant racines et quelques bourbiers, avant d'arriver au torrent. Un coureur devant moi me demande si je veux passer, je lui non, au contraire c'est parfait ça me raisonne car les cuisses commencent à chanter. Il ne va pas plus vite et me raconte qu'il n'a plus de cartilage, qu'il fait du trail depuis 25 ans, me demande d’où je viens etc..., bref une discussion s'engage c'était génial, hyper convivial, le tout jusqu’à l'arrivée en bas au torrent => 2ème RAVITO et pointage chrono !!!

Le plus dur ... Je bois vite un verre d'eau, un morceau d'orange et un Gel et c'est reparti (adrénaline de la descente), je passe devant le traileur avec qui je discutais, on se souhaite bon courage. On est en fond de vallée, je maintien un pas constant bien que très dur à cause de la descente précédente et de la chaleur qui est bien installée, puis ça passe et là le drame ... On approche doucement de la fin mais on nous fait passer un nouveau mur grrrrrr !!!!! (oui je sais tu m'avais prévenu Maitre Daniel L !!!) Je souffle comme bœuf, essaye de réguler => hop descente ça va mieux ... et ENCORE un mur !!!!!!!! Bref je maintien (j'essaye) Je pense à nos escaliers dans Gardanne hummm c'est pareil mais en plus long !! .... Finalement on arrive à un petit hameau magnifique et enfin les derniers kms, on attaque une descente, dernier RAVITO et pointage chrono, il reste plus que 4 kms !!!

La fin (très dur !!) après un verre de Coca (faut innover), j'embraye vite, et là re-drame !! Des crampes commencent à se manifester aux jambes, et une au bras dans le single (merci la descente), impossible de s'arrêter pour faire une pause... Je compense de différentes manières en espérant rejoindre le plat rapidement => puis enfin ! Le plat ! "Trotinage récupératoire" les bras lâches et "pas de l'antilope" mais je gazouillais plus trop.... Et petit à petit elles disparaissent (mais sont pas très loin non plus les garces !) On arrive dans Samoens => l'arrivée est visible, il faut faire un petit tour de lac et là !! Je m'approche et me demande si je vais tenir sans m’arrêter à cette cadence (fierté oblige !). Puis mise en application des fractionnés Clésiens (moins vifs quand même) en puisant dans les réserves, combiné à la technique des Salomon rouges de Bernard GALANTI dit "Fantomas" (équipées de turbo réacteurs ) => bon là c'était mon sac à dos qui m'a poussé !! J'arrive et passe le chrono sans lâcher pour en finir ! Yes !!

La pression descend, je bois vite et ma famille m'accueille, et un coup d’œil au panneau chrono.

Je termine 161e sur 332 partants pour 2h34 de course. Je suis hyper heureux de ce résultat, je n'y croyais pas au départ !!!

Je me suis absolument régalé durant cette épreuve, le tracé était magnifique, l'organisation était parfaite, les bénévoles au top sans compter le public qui encourage sans cesse aux 4 coins du parcours.

Une très belle expérience humaine, des échanges, des sourires (mais pas que !!)...

Un grand merci à maitre Daniel L pour m'avoir "pris en charge" durant ces dernières semaines, pour tout tes conseils précieux, pour l'entrainement très efficace (et quelque séances de torture) !!

Un grand merci à Laurie et Bruno pour mon dernier entrainement mardi dernier sous la flotte (paddle à la fin !!), ça m'a beaucoup aidé moralement !!

Un grand merci à toute l'équipe du CLES représenté par son très illustre président Thierry, pour tous les échanges et bons moments ensemble, les partages d'expérience de course et les entrainements qui vont bien !

J'ai eu l'occasion de discuter pendant un bon moment avec le plus grand traileur de sa génération (parrain de l'épreuve), une belle leçon d'humanité et de simplicité à lui tout seul ... Extraordinaire juste après la course en plus ... Je vous laisse juger de qui il s'agit (photo à l'appui ).

Quelques photos aussi de la montagne en question et le cadeau d'arrivée (j'en ai mangé quelques morceaux quand même !!)

Bref la motivation en est d'autant plus grande pour de nouvelles aventures !

J'espère que des CLESIENS/IENNES se joindront à moi l'an prochain à cette épreuve, ça vaut vraiment le détour.

Voili voilou, j'ai encore quelques douleurs !! donc je viendrai pour jeudi hihi !!

Bises à tout le monde.

Thibault

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Rédigé par Sami

Publié dans #Résultats 2015, #RECITS DE COURSES-SORTIES-ACCIDENTS

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Rédigé par Corine

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Publié le 3 Juillet 2014

Rédigé par Corine

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Publié le 3 Juillet 2014

La crème Mont Blanc,

Il est 05h du matin et je me lève enfin prendre le départ de mon premier trail long (42 kms et + 2500 m de déniv) que Daniel Atzeni m'avait décrit un an avant. La pluie semble vouloir être de la partie et vu que l'organisateur vient d'envoyer un SMS pour préciser que le parcours était modifié ne me rassure pas.

Pour autant, je n'ai pas envie de replonger dans le lit et même si je sais que BV ne prends pas le départ.

J'arrive sur la ligne de départ et pas facile de discuter avec mes voisins autour de moi car il y a vraiment tous les pays de représenter. Il pleut, il fait pas chaud et je chercher une couette mais sans succès.

J'ai un peu le moral dans les chaussettes mouillées et je me demande ce que je fais là. L'organisateur déclare que la pluie devrait cesser vers 12h. Tu parles, j'espère être pas loin de l'arrivée à midi. A deux minutes du départ je change de vêtement de pluie et je regrette de ne pas avoir investi dans une tenue technique. Yannick m'avait parlé d'une marque intéressante sur le sujet et j'aurai du franchir le pas.

Ca y est le départ est donné, et nous allons traverser Chamonix avant d'aller glisser dans les champs aux alentours et éviter des marres d'eau.

J'ai l'impression de faire un cross et même par moment je repense à la Transbaie sauf quand le relief va se présenter à moi. Tout ira bien jusqu'au Col des Posettes où je vais me geler quoi, les chouquettes ? non !!! J'ai les mains gelées et les gants ne servent plus à rien. Il souffle un vent froid et j'ai envie d'abandonner. Une belle descente s'offre à moi (j'adore descendre). Avec mon coupe vent je ressemble à Dany Boon dans le sketches du K-way. Je fais des marionnettes avec mes mains et par grave si on me prend pour un fada. Elles se réchauffent un peu. Les hameaux que nous traversons sont animés et cela fait du bien. Je décide surtout de ne pas abandonner, pas grave si je fais plus de 6h. Mon seul objectif maintenant c'est de finir. Oups, devant moi, une immense montagne à grimper et je me surprends à y croire quand même.

La boue, les ruisseaux, les racines défilent sous mes pieds. Je n'oublie surtout pas de me ravitailler pour tenir le coup, liquide et solide sont mes compagnons de route.

Une pensée pour Geneviève sur le parcours car il y a de grandes étendues de boue et elle pourrait jouer dedans pendant des heures. Une autre pensée pour Daniel A car effectivement les paysages sont beaux mais deux ou trois cartes postales auraient fait l'affaire....

La veille, j'ai acheté des bâtons que je n'utiliserai pas car mes abdos et mes jambes bossent bien eten plus je ne me suis pas entrainé pour les utiliser.

A chaque fois que nous arrivons en altitude assez importante j'ai un peu la tête qui tourne et j'entends beaucoup de coureurs faire des bruits suspects avec leur pot d'échappement. Plusieurs fois, je regrette de ne pas avoir BV devant moi car elle au moins elle sait bien se tenir.

Les kilomètres ne défilent pas vite alors que le temps tourne. Je me dis que c'est certainement parce que nous sommes pas loin de la Suisse. Je m'accroche et dès que je peux courir je n'hésite pas à relancer. Le corps tient bon et je sais que la fin est pour moi car exceptionnellement nous allons redescendre sur Chamonix. Il reste 18 kms et je vais m'accrocher à cela même quand cela va beaucoup grimper.

Au dernier ravito, après une méga montée style piste noire, je me fais confirmer que nous avons que de la descente. Oui, soit presque 6 bornes de descente. Je suis content et je sais que pour faire moins de 6h cela ne sera très difficile. Nous descendons une piste avec des cailloux et j'ai l'impression de marcher avec des talons aiguilles. Ensuite, plusieurs kilomètres de descente dans un single sous les bois avec des racines, cailloux, boue. Je dépasse de plus en plus et même si il y a des faux plats j'envoie. Je klaxonne car je refuse de rester derrière quelqu'un ou quelqu'une. Je suis un Gallibatant mouillé mais je suis un Gallibatant. Des parties glissantes me font faire des figures de style. Un plaisir cette descente dans ce single car il y a vraiment de tout.

J'entends les bruits de la ville et non d'un ruisseau, un petit DFCI s'offre à moi et je passe les ruisseaux en version Moise. Puis un peu de goudron et une dame m'annonce moins de 1.5 kilométres. J'envoie même si ca pique, je double encore et commence à rentrer dans Chamonix. Une grande émotion me submerge car c'est un bain de foule qui s'offre aux coureurs. Je vais parcourir les 1 000 derniers mètres à taper des mains pour finir en 5h52 minutes. C'est terminé, je n'en reviens pas et dans un chrono plus qu' acceptable pour moi vu le temps . Merci à Pascale Rab pour une partie de ma tenue technique qui m'a empêché d'être trop Bob l'éponge ou d'avoir froid. Cette course est vraiment belle et c'est un vrai apprentissage que j'ai eu sur le trail et sur moi même.

Merci à tous pour votre soutien.

Franck.

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Rédigé par Corine

Publié dans #RECITS DE COURSES-SORTIES-ACCIDENTS

Publié le 29 Juin 2014

Rédigé par Corine

Publié dans #RECITS DE COURSES-SORTIES-ACCIDENTS

Publié le 4 Juin 2014

Rédigé par Corine

Publié dans #RECITS DE COURSES-SORTIES-ACCIDENTS