La Grande Course des Templiers par Laurie

Publié le 6 Novembre 2012

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Course des Templiers 2012 (72km, 3200d+)

C’était LA course que je devais faire. Ne me demandez pas pourquoi, je ne saurai vous répondre.  Son départ mythique de nuit mythique ? Sa réputation ? Allez savoir.  Depuis ma 1ère expérience sur mon 1er trail long, le 42km de la Skyrace de Névache, je m’étais dis qu’un jour je ferai les templiers. Je me revois très bien ce jour là, dans la voiture, sur le chemin du retour en compagnie de ma mère. C’est à ce moment que je lui confiais que je m’étais régalée sur ce format de course et que cette distance d’une quarantaine de kilomètres me conviendrait bien pour les années à venir… Que je ne voyais pas l’intérêt de faire plus de kilomètres mais qu’un jour je ferai la Course des Templiers. Et bien ce jour est arrivé, je ne pensais simplement pas qu’il arriverait si tôt. Après 3 ans de trails en Provence sur le format 40-50km, la course des templiers, c’était mon défi de cette année 2012.

Il est 8h, ce samedi 27 novembre, j’attends Patrice et sa famille au stade de Fontvenelle. Mais où est Patrice ? J’appelle ! « Ah mince Laurie, je suis désolé, on est prêt, on arrive, je croyais je t’avais donné rendez-vous à 8h30 ! »

Le trajet se passe, entre jeu des 7 familles avec les enfants et discutions sur la course. Pause repas à la cafétéria casino (riz, saumon, carotte) ce n’est pas très bon… mais ce n’est que le début de notre week-end gastronomique ! Nous arrivons à Millau. Retrait des dossards. Marie-Pierre, la femme de Patrice prend le départ du 9km féminin. En l’attendant, Patrice me fait le briefing de la course. Pour faire simple, une première partie de 36km, roulante et pas très intéressante. « Il faut absolument la gérer pour pouvoir attaquer la 2ème partie en pleine possession de tes moyens, la course va se jouer là ! » Pour traduire en termes Daniel Luxembourgiens « Laurie, la course commence au 36ème kilomètre ». Merci Patrice, j’ai tout compris. Une dernière recommandation « Attention quand même à la dernière cote ! » C’est noté, encore merci, ces informations me seront capitales. Je prends note de tous ses conseils car mon objectif est ambitieux : en terminer en 9h59, 20ème femme. Je sais que la tâche va être compliquée, voir même impossible mais j’y crois.

Nous nous dirigeons ensuite vers le salon du trail, circulons entre les stands. Patrice en profite pour démarcher des clients pour le magasin : Négociation des prix mais aussi la partie la plus sympa pour les enfants et pour moi : la dégustation de leurs produits (barres salées, gâteau sport… super le gouter !). Nous récupérons Marie-Pierre qui a très bien couru en moins d’une heure et nous dirigeons à l’hôtel.

Petite douche et réception de messages d’encouragement pour demain, déjà ! Merci Nico, Lise et Fanny. Arrive l’heure du repas, nous nous dirigeons vers la salle de restaurant et nous apprêtons à vivre  un moment mémorable de notre séjour, nous ne le savions pas encore.

La patronne est complètement bourrée. Elle parle fort et se déplace à 2 à l’heure. Quand elle se penche sur nous pour déposer les couverts sur la table, elle tombe en avant, son haleine sent la vinasse. Nous avons mis un temps infini pour manger une portion de carottes râpées et un plat de pâtes, qui n’était même pas de qualité. Pour accélérer les choses, nous avons nous-même débarrassé les entrées. Alors quand la dame nous demande si tout va bien et que Patrice a le malheur de dire que le service est un peu long, c’est la catastrophe. Elle nous dévisage (on dirait qu’elle va sauter sur Patrice) et parle sur notre dos. « Les produits sont frais Monsieur, et le cuisinier est un être humain », qu’elle nous dit. Les gens des autres tables hallucinent, ils sont morts de rire et en même temps très énervés, les pauvres, eux ne sont toujours pas servis. Précisons qu’il s’agissait d’un repas unique dont les quantités étaient connues à l’avance puisque tout le monde avait réservé son repas au préalable. Quelle catastrophe si nous avions du choisir à la carte ! Une table s’en va, lassé d’attendre. De la cuisine, on entend les enguelades entre le cuisinier et la patronne. Le même scénario que dans « Cauchemars en cuisine », vous connaissez ? La soirée n’est pas terminée, nous repartons sans prendre le dessert et…. Il nous a fallut 20min pour payer l’addition !! Un sketch ! Enfin nous pouvons aller nous coucher.

Après une courte nuit, le réveil à 3h30 du matin fut plutôt difficile. Rien qu’à l’idée de sortir de mon lit pour affronter le froid et la nuit, j’en frissonne et décide de rester un petit moment au chaud dans mes draps à attendre la 2ème sonnerie de mon réveil. Le petit message laissé par  Corine sur mon portable me donne un peu de courage pour commencer à me préparer. Elle avait mis son réveil exprès, merci Corine !! Bon il s’agit maintenant de ne pas faire d’erreur sur la tenue à s’enfiler, les températures sont négatives, de ma chambre j’entends d’ailleurs le vent qui souffle en rafale.

4h15 nous prenons la voiture direction le départ de la course. Les courageux enfants de Patrice sont de la partie, presque mieux réveillés que nous. Ils sont tout excités à l’idée d’assister au départ de la grande course des templiers. Nous recherchons une place pour nous garer et constatons que certaines voitures sont couvertes de neige… Oh il a neigé cette nuit sur les hauteurs ?

Après un petit échauffement nous nous rendons sur la ligne de départ, Patrice dans le sas « élite » avec tout le gratin du trail, national mais aussi international cette année car il s’agit aussi de la dernière manche de la coupe du monde de Skyrunning, en plus d’être une étape du trail tour national. Moi je me glisse dans le sas n°2 que l’organisation a bien voulu m’accorder. Je suis en 1ère ligne de ce sas, juste derrière les coureurs du sas n°1, j’aperçois d’ailleurs Christine Grosjean, j’en profite pour me faufiler dessous la rubalise pour aller lui dire bonjour. Quelques minutes avant le départ, juste le temps de répondre au texto de Karine l’Australienne et d’envoyer une bonne course à mon père pour Marseille-Cassis, que l’hymne de la course commence à retentir… Un moment tant attendu et mythique… 3-2-1 le départ est lancé sous la clameur du public et la musique qui retenti, les coureurs sont lâchés en même temps que les fumigènes qui colorent l’ambiance de leur fumée rouge.

Nous sortons de la ville et commençons la première ascension dans la nuit, un peu en marchant, un peu en courant, elle n’est pas très difficile mais il s’agit de s’économiser pour la suite. J’ai déjà mal aux jambes et aux fessiers, je m’inquiète un peu mais sans plus. Je connais ce mal, les mêmes sensations que lors de ma première SaintéLyon. Sans doute lié au froid, les muscles des jambes sont tétanisés, ils n’arrivent pas à se réchauffer. Pourtant je n’ai pas froid, le haut du corps est bien tenu au chaud, jusqu’au bout des doigts. Nous montons comme cela pendant une bonne heure et demi, déjà les 1ers messages que je ne peux pas lire tout de suite, dans la nuit je n’y vois pas grand-chose. Arrivée sur les crêtes, le soleil commence doucement à se lever, autour de nous, les collines sont saupoudrées de neige et nous apercevons au loin la ville. Commence alors une longue partie « roulante » sur ce 1er plateau. Les chemins ne sont pas exceptionnels, plutôt de type DFCI mais l’ambiance hivernale rend le cadre agréable. Le bout de mon camel gèle lorsque je ne bois pas assez régulièrement du coup je dois mordiller l’embout pour que la boisson puisse à nouveau passer. Je regarde mon potable, merci Joël et Thierry pour vos textos.  

 7h20, 1er coup de téléphone, c’est mon chéri. « Tout va bien ? Oh mais ça fait 2h que tu cours et tu n’es même pas essoufflée, qu’est-ce que tu fous ? », « Allez bonne course, régale toi, on s’appelle plus tard ». Je le crois pas, je me fais presque engueler, pire que Daniel ! Son appel me redonne du courage et sans m’en rendre compte j’accélère un peu l’allure mais raisonnablement, je n’ai fais que 18km ! Un petit coup d’œil sur mes messages dans la foulée, merci Daniel, Henry, Pierre !

Le 1er ravito s’approche (km 22), un petit village, pittoresque, de style médiéval, c’est trop joli. Le public, venu nombreux, nous encourage par nos prénoms inscrits sur nos dossards. Je prends juste le temps de ranger ma frontale et de serrer mes lacets et repars. Un Monsieur me demande si je compte abandonner (il a du croire que j’essayais d’enlever ma puce). « Mais Monsieur la course n’a pas encore commencé et vous voulez que j’abandonne », me suis-je retenue de dire. Et oui Patrice m’avait bien dit, « la course commence au 36ème kilomètre », moi j’applique la consigne. Nous repartons du village, des passants m’informent que je suis dans les 600-700 premiers et 31ème femme. Et ben ma Laurie, la route va être longue si tu veux réaliser ton objectif (doubler 11 femmes !!), nous verrons cela après. Cela me met un peu dans la logique compétition mais j’ai encore le temps. Un petit single montant doit nous amener sur un autre plateau. Nous montons en file indienne à une allure que je trouve trop lente et là ben je m’ennuie, je ne veux pas doubler afin de me préserver. Une petite voix me dit, « vas-y Laurie double » et l’autre « mais non reste là tu vas te griller », je choisis la raison et reste à ma place. J’appelle mes 2 Daniel préférés, mais aucun ne me répond, je déprime (non c’est pas vrai ça !). De temps à autre mon téléphone vibre, ah super un message ! Encore Thierry, certainement sur la ligne de départ du Marseille-Cassis avec mon père mais aussi Fanny puis Nicolas. Milles mercis à vous. Mes Co-PP du collège de Gennevilliers, Valérie et Carole on aussi pensé à moi, ça fait trop plaisir (ce sont les professeurs principaux qui me sont associés et qui travaillent avec moi, l’une sur ma classe de 4ème et l’autre sur ma classe de 3ème). Soudain 2 hommes commencent à me parler, génial ! Et là, grosse erreur, ils me demandent des infos sur les trails de notre région. Me voici partie sur les traces du trail de la galinette et sur les sentiers de la Sainte-Victoire… Alors quand je pars à faire l’éloge des chemins de  notre région, on ne m’arrête plus. Tout en discutant nous remontons sur une femme (allez une de moins) et arrivons sur un autre plateau. Ici se dressent les vestiges bien conservés d’une ancienne bâtisse chrétienne que nous traversons entre ses murets, sur une étendue d’herbe bien verte. C’est magnifique, je me retourne pour admirer la bâtisse avant de repartir. Allez la descente se profile, joli single de pierres entre les arbres qui nous amène au ravito suivant, 34ème kilomètre. Je résiste une fois de plus à l’envie de doubler, la course va bientôt commencer pour moi. Jusque là j’ai plutôt bien géré, je suis fraiche. Arrêt ravito pour remplir ma poche d’eau et je repars, reste 2km avant d’attaquer les choses sérieuses mais surtout la partie la plus intéressante et magnifique du parcours, le causse noir.

Uniquement des singles, qui montent, descendent… puis des relances, les paysages sont sublimes. Nous passons an milieu d’une énorme roche creusée en son centre, tel une arche, nous traversons une grotte. Nous débouchons sur les hauteurs du causse noir. Des roches, sculptées par l’érosion, se dressent tout autour de nous (ce sont les quilles de Rajol). Derrière, au loin, nous apercevons de superbes vallées qui s’élèvent encore plus haut à perte de vue. Une carte postale !! Je me plante là, sur le côté du chemin, un arrêt de 30s sans bouger (et sans parler) juste pour admirer puis je repars. Devant moi, un panneau « photo à 2Om », il a bien choisit son endroit le photographe !! Grand sourire et je commence à « envoyer sérieusement ». J’ai l’impression de voler sur les sentiers, comme c’est agréable. Et puis le temps passe, il fait toujours aussi froid mais je ne le ressens pas, je double un nombre incalculable de personnes, hommes, femmes… Pas facile de passer bien souvent car les chemins sont très étroits, je dépense pas mal d’énergie mais je m’en fou, je me sens trop bien. Je me demande si je ne suis pas un peu folle de courir comme cela, quelles répercutions pour la suite (je regarde ma montre, je n’ai fait « que » 40km)? Ben on verra bien. Les passages boueux m’obligent à ralentir (je déteste la boue) pour enfin déboucher sur un petit village où l’ambiance est tout aussi chaleureuse et pittoresques qu’aux précédents. Je le traverse et attaque une sacrée montée. Je suis toujours à fond, les mains sur les cuisses, j’enchaine pas après pas. Je pense à la Gap’en cimes et au trail du Galibier, quels entrainements sur de telles courses, c’est grâce à elles que je me sens si à l’aise aujourd’hui. Je continue, je double tout en consultant mon portable. J’appelle ma mère qui vient de m’envoyer un message. Je blague et blague mais je continue sur ce rythme effréné. J’entends des coureurs faire des commentaires sur moi, ils hallucinent… je grimpe, je téléphone.  Je sourie intérieurement poursuivant mon ascension puis finis par raccrocher. Certains fond des pauses pour reprendre leur souffle, je pousse sans m’arrêter jusqu’en haut de la côte. Ah elle était costaud celle là, maintenant il faut se remettre à courir, cela fait plus de 5 heures que je suis partie de Millau. On enchaine rapidement sur la descente et sur des parties plutôt roulantes toujours en single, mais là, je commence à avoir super mal au ventre. Est-ce le repas gastronomiques de la veille ? Mes efforts précédents mettant mes intestins à rude épreuve surtout lors de la dernière ascension (en ayant le buste penché) ? Trop bu d’eau ? Bref, j’arrive au ravitaillement n°3, je recharge ma boisson, refais mes lacets, me recoiffe tout en tapant la discute à un couple de supporters et poursuit mon chemin. Je me remets à courir mais j’ai de plus en plus mal au ventre. Je ne veux pas m’arrêter, je ralentis ma progression. Quel dommage, une si belle descente s’offre à moi et je ne peux pas dérouler, quelle frustration, surtout que mes jambes en ont envie. Je me concentre sur ma respiration, cela me fait oublier l’espace d’un instant ma douleur mais celle-ci revient de plus belle. Nous remontons, ah c’est mieux, j’ai moins mal car ça ballote moins dans mon ventre. Je me faufile encore pour dépasser des coureurs. Les hommes qui n’osent pas le faire sont contents car ils peuvent ainsi embrayer sur mes traces. Et puis le sommet est là, une vue magnifique mais je n’en profite pas, j’ai mal. Je jette un bref coup d’œil. Je me rappelle que c’était beau, je revois des vallées à perte de vue, un joli chemin entouré d’arbres, de belles couleurs, le vert de l’herbe qui se marie avec le blanc de la neige et le marron des troncs d’arbres… Je ne m’alimente plus et ne bois plus depuis un moment, je sais que ce n’est pas bien, je me force donc à prendre un gel… puis je me décide enfin à prendre quelques minutes pour faire mes besoins. Et là vient se poser le problème du lieu. J’ai du courir 10km avec cette douleur, entre le temps de me décider à m’arrêter puis celui de trouver l’endroit approprié… cela en aura pris du temps !! Depuis tout va mieux et c’est reparti de plus belle, mon visage resplendi à nouveau, je ne me vois pas mais je le sens ! Le temps défile et les kilomètres aussi. Nouveau village à traverser, grosse grosse ascension, il est pas loin de 13h et le soleil commence à pointer son nez. 2 coureurs sont allongés sur le bas coté de la montée, les secours arrivent, les coureurs que je double titubent… oh ça fait peur de voir ça… et moi qui me dessèche, je n’ai plus d’eau… aïe… et ça devient un peu dur dans de telles conditions mais mes jambes sont là heureusement. Un homme m’offre 2 gorgées, merci monsieur, c’est insuffisant mais je ne veux pas abuser de sa gentillesse. Et puis j’ai toujours des petits mots d’encouragement sur mon téléphone, merci Corine et Henry. Enfin le ravitaillement n°3, perché dans la colline, à l’intérieur d’une espèce de refuge en pierre, un beau feu de cheminé, de la soupe, c’est super convivial… Je recharge en eau et mets mes écouteurs sur les oreilles, un peu de musique pour finir, il reste 12km environ. Il n’y a plus beaucoup de coureurs où je suis, alors musique en tête, je trace, je suis seule au monde, je me surprends à courir aussi vite après 60km de course. Attention je ne suis pas à une vitesse énorme mais cela me semble rapide dans de telles circonstances, d’autant plus que je laisse sur le carreau les quelques coureurs éparpillés que je dépasse. Au bout de quelques minutes, ce n’est plus possible, je suis trop seule. Alors petit coup de téléphone à ma mère. A peine raccroché que mon copain m’appelle. Impeccable ! J’avance, double, téléphone, j’ai les jambes un peu lourdes mais globalement tout va bien. Je débouche sur un sentier en balcon avec une vue imprenable sur Millau et son viaduc puis arrive au pied de la dernière grosse difficulté. Encouragements textotés de Katia, Daniel qui prend de mes nouvelles, de même que Alexandra ma copine du MTC, Henry qui me demande pourquoi je lambine autant. Bref, un gel et l’ascension commence, je m’y attendais à cette dernière, Patrice m’avait bien briefée, du coup je ne suis pas trop surprise et monte plutôt bien. Tellement c’est raide, je suis obligée de poser mes 2 mains au sol sur une longue portion. Ah je dois être belle comme ça, avec l’étui de mon gel inachevé dans la bouche entrain de grimper dans ce beau chemin de pierres, entouré de garigue. Enfin le sommet puis la descente, j’ai toujours ma musique dans les oreilles qui me motive pour en finir et pour passer en dessous des 10h, je sais désormais que c’est possible. L’ultime descente avant de déboucher sur l’aire d’arrivée, il reste un dernier kilomètre, je mets sur mon ipod l’hymne des templiers (et oui je ne fait pas les choses à moitié), enfin je franchis la ligne. Le public est plus que jamais présent, ils me tendent leurs mains et me félicitent. Je savoure l’instant ! 9h39 de pur plaisir. Et objectif largement atteint. Je retrouve Patrice et Marie-Pierre, petite photo souvenir avec leurs enfants. Sa fille a dit à Patrice qu’elle voudrait faire comme moi quand elle serait grande, trop mignon. Je ne saurai que plus tard mon classement. Je finis 20ème femme et 351ème au scratch sur 2600 partants, je suis ravie, je n’en espérai pas tant.

Pour clôturer le week-end, un repas gastronomique, encore un, et nous prenons la route, plein de belles choses en tête pour moi. Patrice aura du abandonner au 34ème kilomètre, ravitaillement où sa famille l’attendait, à cause de sa pubalgie qui le faisait trop souffrir. Certes un peu déçu, mais il s’y attendait, cela fait un moment qu’il traine cette douleur, il a tenté. Pour le coup, eux, en m’attendant, se sont offert un vrai bon repas, dans un vrai bon restaurant.

Merci à tous, famille et amis, pour vos encouragements tout au long de cette épreuve. Merci Patrice, pour ces judicieux conseils, qui y sont pour beaucoup dans la réalisation de cette performance.

Je crois bien que c’est le plus long de mes récits mais je me suis tellement régalée que j’avais à cœur de partager avec vous mon vécu sur cette course mythique. Il est parfois  difficile de mettre des mots sur des ressentis ou encore de décrire ce que l’on voit, j’ai essayé de faire au mieux en espérant vous transmis l’essentiel. Une course à faire, un jour !

Laurie

 

Rédigé par Corine

Publié dans #RECITS DE COURSES-SORTIES-ACCIDENTS

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